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AideIncapacité permanente après un accident du travail ou une maladie professionnelle
Quand votre état est considéré comme stabilisé, l'indemnisation de l'arrêt s'arrête et celle des séquelles commence. Un taux est fixé : en dessous de 10 %, une indemnité en capital ; à partir de 10 %, une rente.
Sigles et termes utilisés dans cette page
- CPAM — Caisse primaire d'assurance maladie
- Organisme local de l'Assurance maladie, qui gère vos remboursements de soins.
- service médical
- Service de l'Assurance maladie composé notamment de médecins-conseils, qui évalue les demandes nécessitant un avis médical.
- taux d'incapacité
- Pourcentage fixé par la CDAPH, qui mesure les conséquences du handicap dans la vie quotidienne. En savoir plus →
- incapacité permanente
- Taux fixé par l'Assurance maladie après un accident du travail ou une maladie professionnelle. À ne pas confondre avec le taux d'incapacité de la MDPH.
- invalidité
- Réduction durable de la capacité de travail ou d'exercice des fonctions, reconnue selon le régime de protection sociale applicable. À ne pas confondre avec le handicap ou l'inaptitude. En savoir plus →
- consolidation
- Moment où votre état de santé est considéré comme stabilisé. Les soins peuvent continuer, mais on passe de l'indemnisation de l'arrêt à celle des séquelles permanentes.
En bref
- Pour qui ?
- Les personnes dont l'accident du travail ou la maladie professionnelle a été reconnu par la Sécurité sociale, et dont l'état est consolidé.
- Qui décide ?
- Le service médical de votre caisse évalue vos séquelles et propose le taux ; c'est ensuite votre caisse qui vous notifie la date de consolidation, le taux retenu et la forme de votre indemnisation.
- Qui intervient ?
- Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) — évalue, décide et verse
Selon votre situation professionnelle
- Salarié du privé
- Cette fiche peut vous concerner Je travaille dans une entreprise privée ou une association.
- Fonctionnaire titulaire
- Cela dépend de votre situation exacte Je suis titulaire dans la fonction publique. Les agents publics relèvent après consolidation de dispositifs propres, que cette fiche ne décrit pas. Renseignez-vous auprès de votre service des ressources humaines.
- Fonctionnaire stagiaire
- Cela dépend de votre situation exacte Je suis en stage avant titularisation. Même réponse que pour les titulaires : les dispositifs applicables après consolidation ne sont pas décrits ici.
- Agent contractuel de la fonction publique
- Cela dépend de votre situation exacte Je travaille pour une administration, mais je ne suis pas titulaire. L'agent contractuel relève du régime général de la Sécurité sociale pour ses prestations, mais son congé et la suite de sa situation obéissent aussi à des règles propres.
- Travailleur indépendant
- Cette fiche ne correspond pas à votre situation professionnelle Je suis à mon compte : artisan, commerçant, profession libérale, micro-entrepreneur ou exploitant agricole. Cette fiche décrit le régime des salariés. Les règles applicables aux travailleurs indépendants ne sont pas décrites ici.
- Sans emploi
- Cette fiche peut vous concerner Je suis demandeur d'emploi, étudiant, ou sans activité. L'indemnisation des séquelles n'est pas conditionnée à un emploi en cours : elle découle de l'accident ou de la maladie reconnus.
- Je ne sais pas
- Cela dépend de votre situation exacte Mon employeur est une administration mais j'ignore si je suis titulaire. Si votre accident du travail ou votre maladie professionnelle a été reconnu par la Sécurité sociale, cette fiche vous concerne. Si vous êtes agent public, les suites de la consolidation obéissent à d'autres règles.
Ce bloc ne regarde que votre situation professionnelle : il ne dit pas si vous remplissez les autres conditions. La page reste lisible dans tous les cas.
En quelques mots
Un jour, le médecin considère que votre état ne va plus évoluer. Cela ne veut pas dire que vous êtes guéri, ni que les soins s'arrêtent : cela veut dire que ce qui reste est durable. On appelle ce moment la consolidation.
À partir de là, on ne vous indemnise plus pour votre arrêt, mais pour vos séquelles. Un taux est fixé, qui mesure ce qui vous reste.
Si ce taux est inférieur à 10 %, vous recevez une somme en une fois. À partir de 10 %, vous recevez une rente, versée régulièrement.
⚠️ À partir du 1er novembre 2026, la façon de calculer change : on distingue ce que vous perdez dans votre travail et ce que vous perdez dans votre vie quotidienne.
Qui peut en bénéficier ?
LA CONSOLIDATION
Votre état est considéré comme stabilisé. Ce n'est ni une guérison, ni la fin des soins : c'est le passage de l'indemnisation de l'incapacité temporaire à celle des séquelles permanentes.
C'est le service médical de votre caisse qui en fixe la date, et cette date compte : elle détermine quel régime s'applique à vous.
LE TAUX
Il est fixé en tenant compte de vos séquelles, de votre état général, de votre âge, ainsi que de vos aptitudes et qualifications professionnelles. Ce n'est donc pas un pourcentage purement médical : deux personnes avec les mêmes lésions peuvent avoir des taux différents.
⚠️ Ne le confondez pas avec le seuil de 25 % qui sert à faire reconnaître une maladie professionnelle hors tableau. Ici, le taux sert à décider de la forme de votre indemnisation.
CAPITAL OU RENTE
En dessous de 10 %, une indemnité en capital, versée en une fois.
À partir de 10 %, une rente d'incapacité permanente, versée régulièrement.
CE QUI CHANGE LE 1er NOVEMBRE 2026
⚠️ Pour les victimes dont l'état est consolidé **à compter du 1er novembre 2026**, la réparation est scindée en deux composantes :
**L'incapacité permanente professionnelle**, qui couvre la perte de gains et l'incidence sur votre vie professionnelle.
**L'incapacité permanente fonctionnelle**, qui couvre le déficit fonctionnel permanent — ce que les séquelles vous coûtent en dehors du travail.
Le seuil de 10 % demeure, mais il portera sur le taux d'incapacité permanente **professionnelle**. En dessous, l'indemnité en capital comportera elle aussi une part professionnelle et une part fonctionnelle. À partir de 10 %, la rente comprendra ces deux composantes.
⚠️ Si votre état est consolidé avant le 1er novembre 2026, ce sont les règles antérieures qui s'appliquent. La date de consolidation est donc à connaître, et elle figure sur la notification de votre caisse.
⚠️ Consolidation et guérison ne sont pas la même chose. La consolidation constate que votre état est stabilisé, pas qu'il est revenu à la normale. Les soins peuvent se poursuivre.
⚠️ L'incapacité permanente et l'invalidité ne se confondent pas. La première vient d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle reconnus ; la seconde relève de l'assurance maladie et concerne une réduction durable de la capacité de travail d'origine non professionnelle.
⚠️ Un taux d'incapacité permanente n'est pas un taux d'incapacité au sens du handicap. Les deux se calculent autrement et n'ouvrent pas les mêmes droits.
⚠️ Cette fiche décrit le régime des salariés. Les agents publics relèvent après consolidation de dispositifs propres, que cette fiche ne décrit pas.
Comment faire ?
- Notez la date de consolidation
Elle figure sur la notification de votre caisse. C'est elle qui détermine quel régime vous est appliqué, avant ou après le 1er novembre 2026. - Lisez la notification de votre taux
Elle indique le taux retenu, la forme de l'indemnisation et les voies de recours. Ne la classez pas sans la lire : le délai de contestation court. - Contestez dans les deux mois si le taux vous paraît sous-évalué
La contestation est d'ordre médical : elle passe par la commission médicale de recours amiable.
Délai : 2 mois - Demandez une révision en cas d'aggravation
Adressez votre demande à votre caisse, par déclaration ou par lettre recommandée, avec les justificatifs médicaux. ⚠️ Pendant les deux années suivant la consolidation ou la guérison apparente, une nouvelle fixation peut intervenir à tout moment. Au-delà, l'intervalle entre deux révisions est en principe d'au moins un an, sauf accord.
Documents à préparer
- La notification de consolidation et de taux C'est la pièce de référence : elle porte la date, le taux et les délais de recours.
- Les certificats médicaux décrivant vos séquelles (obligatoire si vous êtes concerné) Utiles en cas de contestation du taux ou de demande de révision pour aggravation.
Combien ?
Cette fiche ne donne aucun montant : ils dépendent de votre taux, de votre salaire de référence et de la date de consolidation. Votre notification porte le calcul, et le service médical peut vous en expliquer le détail.
Ce qu'il faut retenir de la forme du versement : une somme unique en dessous de 10 %, une rente régulière à partir de 10 %.
⚠️ Un taux peut être révisé si votre état s'aggrave. La rente n'est pas figée une fois pour toutes : pendant les deux années suivant la consolidation, une nouvelle fixation peut intervenir à tout moment ; au-delà, l'intervalle entre deux révisions est en principe d'au moins un an.
En cas de refus
La décision fixant votre date de consolidation ou votre taux vous est notifiée, avec ses voies de recours.
Une contestation portant sur le taux ou sur la date de consolidation est d'ordre médical : le recours préalable se fait auprès de la commission médicale de recours amiable, dans les deux mois suivant la notification.
⚠️ C'est l'un des recours les plus utilement exercés : le taux détermine la forme et le montant de votre indemnisation pour des années, parfois définitivement.
À ne pas confondre
La reconnaissance de l'accident ou de la maladie et l'indemnisation des séquelles sont deux étapes distinctes. Tant que l'état n'est pas consolidé, on reste en incapacité temporaire.
Lire la fiche Accident du travail et maladie professionnelle du salarié
L'incapacité permanente vient d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle reconnus. L'invalidité relève de l'assurance maladie et concerne une origine non professionnelle. Les deux se calculent autrement.
Lire la fiche Invalidité et pension d'invalidité (Assurance maladie)
Le taux d'incapacité permanente et le taux d'incapacité retenu en matière de handicap ne se calculent pas de la même façon et n'ouvrent pas les mêmes droits.
Confère directement la qualité de
Bénéficiaire de l'obligation d'emploi des travailleurs handicapésUne rente AT/MP avec un taux d'incapacité permanente au moins égal à 10 % place son titulaire parmi les bénéficiaires de l'obligation d'emploi.
- Code de la sécurité sociale, indemnisation de l'incapacité permanente des victimes — Légifrance (CSS art. L. 434-1 A à L. 434-6)
- Code de la sécurité sociale, incapacité permanente professionnelle et fonctionnelle — Légifrance (CSS art. R. 434-1), mise à jour du 1 novembre 2026
- Décret relatif aux modalités d'indemnisation de l'incapacité permanente des victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles — Légifrance (Décret n° 2026-354 du 7 mai 2026), mise à jour du 7 mai 2026
- Code de la sécurité sociale, révision du taux d'incapacité permanente — Légifrance (CSS art. R. 443-4)
- Incapacité permanente suite à un accident du travail : indemnités et rente — Assurance maladie
- Incapacité permanente suite à une maladie professionnelle : indemnités et rentes — Assurance maladie
Ces liens s'ouvrent dans un nouvel onglet.
Information vérifiée le 29 août 2026. Information vérifiée à la date indiquée. En cas de doute, la source officielle fait foi.
Glossaire des sigles et des termes →
Ce module d'information ne remplace pas un conseil personnalisé. Les organismes cités restent seuls compétents pour instruire vos demandes.